Acte


De la crédibilité de la parole publique…
[Hormis les articles de loi, toutes les citations sont reprises des comptes-rendus du C.M.]

J’ai une bonne mémoire, j’oublie tout. Jules Renard

Tout d’abord un rappel de ce que M. le Maire établit comme une nécessité générale

Le 4 avril 2014, à la trentaine d’habitants présents (au C. M. de sa réélection) qui l’interrogent sur l’augmentation de 16,67 % du Foncier bâti, il répond qu’il faut bien s’aligner sur d’autres communes plus taxées !!!

Or, conduite en août de la même année, cette étude sur l’évolution des taux des mêmes taxes, sur 9 communes avoisinantes, montre que 7 d’entre elles s’avèrent moins pressées d’impôts que Chassagne. C’est ici.

Deux exemples qui pourraient conduire à se poser des questions sur la parole publique

Le compte-rendu de la séance du 16 septembre 2011, page 2 : « M. le maire indique que, si les travaux de la montée du village n’ont pas lieu, la taxe d'assainissement de 2012 restera indentique à celle de 2011. » [Les travaux n’ont pas eu lieu] Mais six semaines plus tard, exactement… ——>

Le 28 octobre, haut de la page 3 du compte-rendu : « M. le maire propose de laisser la taxe en l’état. Le Conseil décide de laisser la part fixe à 40 € et de porter le prix du m3 à 0,80 €. » Il l’avait porté à 0,71 le 1er octobre 2010 .
[Pour rappel, le tableau, c’est ici]

C. M. 4/10/13, encadré rouge page 4 : « Il n’y aura pas d’autres augmentations d’impôts. »

Huit semaines plus tard, cette fois… ——>

C. M. du 6/12/13, page 1 : « Il convient maintenant d’amortir les travaux liés à la station d’épuration. Il propose d’augmenter le prix du m3 de 0,80 à 0, 90 € et de l’abonnement (de 40 à 50 €) ce qui garantit l’équilibre du budget. »

Deux exemples qui témoignent d'une certaine prise de liberté avec la présentation des chiffres

C.M. du 1/08/08, quatre lignes avant la fin : « Une étude est faite pour l’installation de 2 ou 3 réverbères route de Flagey (800 € par poteau) ». ——>

C. M. du 5/11/09, page 1 : « Le conseil décide de placer 2 réverbères pour un coût total de 4 945,46 € TTC. [demande de subvention à hauteur de 23,9 %] »

C. M. du 5/10/12, page 2 : « L’établissement du SPANC permettra de refacturer aux usagers le coût de la prestation (environ 106 € - 26 de subvention = 80 € pour l’usager). »

C. M. du 4/10/13, bas de la page 3 : « considérant que la somme annoncée aux usagers était de 85 € H.T. (101,66 € TTC), le Conseil décide de refacturer cette somme aux usagers… »

Trois exemples qui posent la question de la justesse du délai de contestation [2 mois]

C. M. du 22/04/11, point n° 6, page 3 : « Afin de limiter l’endettement des usagers reliés au réseau conséctutivement à la mise en place de la station, la Commune est contrainte de transférer une somme de 40 000 € du budget communal au budget investissement d’assainissement ». [Cas du service non rendu ?]

Or l’article L2224-11 du CGCT stipule : « Les services publics d'eau et d’assainissement sont financièrement gérés comme des services à caractère industriel et commercial. » L’article L2224-2 : « En aucun cas, cette prise en charge ne peut se traduire par la compensation pure et simple d’un déficit de fonctionnement. »

C. M. du 20/5/09 : Lettre du CLCV sur la facturation d’eau de M. Chavanne. —> Remboursement d’un trop perçu de 404,61 € [C. M. du 6/12/13]. Calcul fait, en réponse à la CCLD [???], conformément à l’article ci-contre ?  ——>

Article 2224 du Code civil : « Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer. »

« Assainissement Non Collectif. Le maire explique qu’il est du devoir de la commune de veiller à ce que les fosses des usagers soient vidées régulièrement et dans la légalité (voir le règlement de l’ANC). Lors de la réunion publique, il a été évoqué le fait que la commune prenne en charge la gestion du vidage de ces fosses. Un devis a été établi et le vidage reviendrait à 200 € par fosse. Une taxe de 40 € tous les ans pourrait permettre le vidage de ces fosses tous les cinq ans. » [C. M. du 4/10/13, fin de la page 4]

Or ce règlement de l’ANC, voté le 16/12/12, page 3, « limite la compétence du service aux opérations de contrôles des installations nouvelles et existantes. »
Par ailleurs l’article L2244-1 du Code général des collectivités territoriales dit expressément (dans son 2° : les communes « sont tenues d’assurer le contrôle de ces installations [fait] et, si elles le décident, le traitement des matières de vidange et, à la demande des propriétaires, l’entretien et les travaux de réalisation, etc. »

En résumé, suivre les séances du Conseil, pour se tenir informé, est-ce vraiment une mauvaise action ?
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